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Grossesse & maternité

Congé maternité 2026 : durée et indemnités selon votre statut

Durée du congé maternité (16 à 46 semaines selon le rang et les multiples) et indemnisation selon votre statut : salariée, fonctionnaire, indépendante, étudiante ou demandeuse d'emploi. Sources Ameli, Service-public.fr, BOSS et CAF.

9 min de lecture · Publié le 13 juin 2026

SourcesHAS · Ameli · Code de la santé publique · Société française de pédiatrie
Dernière relecture13 juin 2026
RelectureRédaction premierbebe.fr (sources Ameli, Service-public.fr, BOSS, CAF).
À noterCes informations sont éducatives et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé (sage-femme, médecin, pédiatre).
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Le congé maternité dure 16 semaines pour un premier ou deuxième enfant, 26 semaines à partir du troisième, 34 semaines pour des jumeaux et 46 semaines pour des triplés ou plus. Ce sont des minimums légaux, identiques pour toutes. Ce qui change vraiment d’une femme à l’autre, c’est l’indemnisation : une salariée du privé touche des indemnités journalières de la Sécurité sociale, une fonctionnaire conserve son traitement, une indépendante perçoit une allocation forfaitaire et des indemnités spécifiques. Cet article fait le tri par statut.

Ces informations sont éducatives ; vérifiez votre situation auprès de l’Assurance maladie (Ameli) et de Service-public.fr.

Les durées légales du congé maternité

La durée ne dépend pas de votre métier ni de votre employeur, mais du nombre d’enfants déjà à charge et du nombre de bébés attendus. Le congé se découpe en une partie prénatale (avant la date présumée d’accouchement) et une partie postnatale (après la naissance).

SituationPrénatalPostnatalTotal
1er ou 2e enfant6 semaines10 semaines16 semaines
3e enfant ou plus8 semaines18 semaines26 semaines
Jumeaux12 semaines22 semaines34 semaines
Triplés ou plus24 semaines22 semaines46 semaines

Le congé est obligatoire : la loi impose au minimum 8 semaines d’arrêt autour de l’accouchement, dont 6 après la naissance. Impossible d’y renoncer entièrement, même en pleine forme. Pour calculer vos dates exactes en fonction de votre terme et de votre situation, notre calculateur de congé maternité multi-statut fait le découpage semaine par semaine.

Salariée du privé : les indemnités journalières

Si vous êtes salariée, c’est la Sécurité sociale qui vous verse des indemnités journalières (IJSS) pendant tout votre congé, à condition d’avoir suffisamment cotisé : un certain nombre d’heures travaillées ou un minimum de cotisations sur les mois précédant le congé. Votre salaire n’est pas maintenu par l’employeur au sens strict ; ce sont ces indemnités qui remplacent le revenu.

Le montant se calcule sur la moyenne de vos salaires des trois mois précédant le congé, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026). Des cotisations sont ensuite déduites. Beaucoup de conventions collectives prévoient un maintien de salaire complémentaire : l’employeur comble alors la différence entre l’indemnité et le salaire habituel. Vérifiez votre convention, car cela change tout sur le plan financier.

Comme le montant dépend de votre salaire réel et évolue chaque année, mieux vaut une estimation personnalisée qu’un chiffre générique. Le détail à jour figure sur la page congé maternité d’Ameli, et notre calculateur de congé maternité multi-statut intègre le plafond de l’année en cours.

Fonctionnaire : le maintien du traitement

Les agentes de la fonction publique (d’État, territoriale ou hospitalière) bénéficient d’un régime plus protecteur : pendant le congé maternité, le traitement est maintenu intégralement par l’employeur public. Pas de calcul d’indemnités journalières plafonnées ni de carence à anticiper sur le salaire de base.

Concrètement, vous continuez de percevoir votre rémunération comme si vous étiez en poste, primes incluses selon les règles propres à votre administration. Les durées de congé sont les mêmes que dans le privé (16, 26, 34 ou 46 semaines). Les stagiaires de la fonction publique et les contractuelles relèvent de règles particulières : une contractuelle peut, selon son ancienneté, dépendre du régime général de la Sécurité sociale plutôt que du maintien de traitement. En cas de doute, le service des ressources humaines de votre administration reste l’interlocuteur de référence.

Indépendante, profession libérale, auto-entrepreneuse

Les travailleuses indépendantes, professions libérales et auto-entrepreneuses (micro-entrepreneuses) relèvent désormais du régime général pour leur protection maternité. Le dispositif repose sur deux volets cumulables.

D’abord, l’allocation forfaitaire de repos maternel, destinée à compenser la baisse d’activité liée à la maternité. Elle est égale à un plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 4 005 € en 2026, et se verse en deux fois (une partie en fin de grossesse, l’autre après l’accouchement). Ensuite, les indemnités journalières forfaitaires de repos, versées si vous cessez réellement toute activité pendant une durée minimale. Leur montant est forfaitaire et dépend de la durée d’interruption.

Point de vigilance pour les revenus modestes : si votre revenu annuel moyen est inférieur à un seuil défini par les textes, les indemnités journalières forfaitaires sont fortement réduites. L’allocation de repos maternel, elle, n’est pas concernée par cette minoration. Les conditions précises (durée minimale d’arrêt, seuils de revenu, démarches) sont détaillées sur la page dédiée aux travailleuses indépendantes d’Ameli.

Étudiante, demandeuse d’emploi : ce à quoi vous avez droit

Sans contrat de travail au moment de la grossesse, la situation se gère au cas par cas, mais des droits existent.

Si vous êtes demandeuse d’emploi et indemnisée par France Travail, le versement de vos allocations chômage est suspendu pendant le congé maternité ; vous percevez à la place des indemnités journalières de la Sécurité sociale, calculées à partir de vos salaires antérieurs. Vos droits au chômage reprennent ensuite, décalés d’autant. Si vous n’êtes plus indemnisée mais que vous avez travaillé récemment, vous pouvez parfois conserver des droits aux indemnités maternité grâce au maintien de droits : un délai pendant lequel votre ancienne affiliation continue de produire des effets.

Pour une étudiante sans activité salariée, il n’existe pas d’indemnités journalières de remplacement de revenu, faute de salaire à compenser. En revanche, deux soutiens restent accessibles à toutes, sous conditions : la prime à la naissance de la PAJE, versée par la CAF au septième mois de grossesse selon vos ressources, et l’allocation de base de la PAJE après la naissance. La prise en charge médicale de la grossesse et de l’accouchement, elle, est assurée indépendamment du statut professionnel.

Et pendant que vous organisez la suite, gardez en tête que l’accueil du bébé se prépare aussi à deux : le rôle du père et le congé paternité se planifient en parallèle de votre propre congé.

Questions fréquentes

  • Puis-je décaler des semaines de congé prénatal vers le congé postnatal ?

    Oui, dans une certaine limite. Avec l'avis favorable de votre médecin ou de votre sage-femme, vous pouvez reporter jusqu'à 3 semaines de congé prénatal sur la période postnatale, ce qui allonge d'autant le temps passé avec votre bébé après la naissance. La durée totale ne change pas, seul le découpage est modifié. Attention : si un arrêt maladie survient pendant cette période avancée de travail, le report peut être annulé.

  • Qu'est-ce que le congé pathologique ?

    C'est un congé supplémentaire prescrit par un médecin en cas de grossesse difficile (état pathologique lié à la grossesse). Il permet jusqu'à 2 semaines avant le congé prénatal et jusqu'à 4 semaines après le congé postnatal. Ces semaines s'ajoutent au congé maternité classique et sont indemnisées, mais selon des règles qui leur sont propres. Elles ne sont pas automatiques : elles supposent une prescription médicale.

  • Auto-entrepreneuse à faible revenu, ai-je quand même droit à quelque chose ?

    Oui. L'allocation forfaitaire de repos maternel (égale à un plafond mensuel de la Sécurité sociale, 4 005 € en 2026) ne dépend pas du niveau de revenu : vous y avez droit dès lors que vous remplissez les conditions d'affiliation. En revanche, les indemnités journalières forfaitaires de repos sont fortement réduites si votre revenu annuel moyen est sous le seuil prévu. Le détail des montants selon votre situation s'estime via [notre calculateur de congé maternité multi-statut](/outils/calculateur-conge-maternite) et se confirme auprès d'Ameli.

  • Peut-on enchaîner congé maternité et congé parental ?

    Oui, et c'est très fréquent. À la fin du congé maternité, vous pouvez demander un congé parental d'éducation pour prolonger votre présence auprès de l'enfant. Ce congé n'est pas indemnisé comme le congé maternité : il peut ouvrir droit à une prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE), versée par la CAF sous conditions, dont le montant est sans rapport avec votre ancien salaire. Le congé parental suspend le contrat de travail mais protège votre poste, à demander dans les délais prévus par le Code du travail.

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