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Grossesse & maternité

Beyfortus et bronchiolite 2026-2027 : comment protéger bébé

Campagne 2026-2027 de prévention de la bronchiolite : qui est éligible à l'immunisation par anticorps (Beyfortus, Enflonsia), qui peut se faire vacciner pendant la grossesse (Abrysvo), où, quand et à quel tarif. Le point sourcé, à jour de la campagne qui démarre le 31 août 2026.

8 min de lecture · Publié le 01 septembre 2026

SourcesHAS · Ameli · Code de la santé publique · Société française de pédiatrie
Dernière relecture01 septembre 2026
RelectureRédaction premierbebe.fr (sources ARS, note interministérielle DGS du 07/08/2026, HAS, Ameli, Santé publique France).
À noterCes informations sont éducatives et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé (sage-femme, médecin, pédiatre).
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La bronchiolite revient chaque automne, et la question se pose à chaque futur parent : y a-t-il quelque chose à faire pour protéger son bébé ? La réponse, depuis la campagne 2023, est oui, grâce à l’immunisation par anticorps monoclonaux et, depuis 2024, à la vaccination maternelle. Pour la saison 2026-2027, la campagne démarre le 31 août 2026 et les conditions d’accès sont précises. On fait le point avec les sources officielles (ARS, note interministérielle de la DGS du 7 août 2026, HAS, Ameli).

Ces informations sont éducatives et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé (sage-femme, médecin, pédiatre). Les modalités exactes d’accès peuvent varier selon votre maternité et votre région.

Ce qu’est la bronchiolite et pourquoi on la prévient

La bronchiolite est une infection respiratoire aiguë du nourrisson, le plus souvent due au virus respiratoire syncytial (VRS). Elle survient par épidémies saisonnières, qui débutent généralement à l’automne et durent tout l’hiver. Chaque année, elle touche environ 30 % des nourrissons de moins de deux ans (ARS). Si la grande majorité des formes sont bénignes et se soignent à domicile, certaines évoluent vers une forme grave qui justifie une hospitalisation, en particulier chez les nourrissons les plus jeunes.

C’est précisément contre ces formes graves que s’orientent les stratégies de prévention : non pas empêcher toute infection, mais éviter que le bébé développe une bronchiolite sévère. Depuis 2023, la Haute Autorité de Santé encadre ces stratégies, présentées aux futurs parents pendant la grossesse pour permettre une décision éclairée.

Les deux stratégies proposées en 2026-2027

Pour cette saison, la prévention repose sur deux approches, présentées comme alternatives par les autorités sanitaires : on choisit l’une ou l’autre, pas les deux.

L’immunisation du nourrisson par anticorps monoclonaux

Il s’agit d’une injection d’anticorps dirigés contre le VRS, administrée au nourrisson. Deux médicaments sont concernés pour la première saison d’exposition au virus :

  • le Beyfortus (nirsévimab), disponible en France depuis 2023 ;
  • l’Enflonsia (clesrovimab), disponible cette année (2026).

Ces injections s’adressent à l’ensemble des nourrissons connaissant leur première saison d’exposition au VRS, sous réserve que la mère n’ait pas été vaccinée par Abrysvo plus de 14 jours avant la naissance. Le Beyfortus s’adresse aussi aux enfants jusqu’à 24 mois qui restent vulnérables lors de leur deuxième saison d’exposition.

Le calendrier précis de la campagne :

  • les enfants nés à partir du 14 septembre 2026 et jusqu’à la fin de la campagne (28 février 2027) se voient proposer une dose en maternité, dans les jours suivant la naissance. Elle peut aussi être administrée en ville ;
  • les enfants nés entre le 21 février 2026 et le 13 septembre 2026 peuvent bénéficier d’une immunisation de rattrapage en ville. La prescription se fait par un médecin ou une sage-femme, l’administration par un médecin, une sage-femme, un infirmier ou en PMI.

La vaccination maternelle par Abrysvo

Depuis l’automne 2024, une autre voie existe : le vaccin Abrysvo, injecté à la mère pendant sa grossesse. La femme enceinte fabrique alors des anticorps qu’elle transmet à son enfant via le placenta ; le nourrisson est protégé dès la naissance et jusqu’à l’âge de six mois contre le VRS.

Pour la campagne 2026-2027, le vaccin est proposé aux femmes enceintes à un terme entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée, à partir du 14 septembre 2026, en pharmacie ou en établissement de santé. Il est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie pendant la période de campagne (ARS). Cette vaccination se discute avec votre sage-femme ou votre médecin lors du suivi de grossesse.

Où et à quel tarif

La prise en charge dépend du lieu d’administration :

  • à l’hôpital, l’immunisation par Beyfortus ou Enflonsia est prise en charge à 100 % ;
  • en ville, la prise en charge est passée à 65 % depuis le 31 août 2026 (elle était de 30 % les années précédentes), le reste à charge variant selon la complémentaire santé.

Pour le vaccin maternel Abrysvo, la prise en charge est de 100 % pendant la période de campagne. Ces montants proviennent de la page de l’ARS Île-de-France consacrée à la campagne 2026-2027, et de la note interministérielle de la DGS du 7 août 2026. Comme toujours sur ce site, nous ne donnons pas de montant fixe : ces taux sont ceux annoncés par les autorités et peuvent évoluer.

Les gestes simples qui protègent aussi

L’immunisation et la vaccination ne remplacent pas les gestes de prévention quotidiens, que rappelle l’ARS :

  • porter un masque en cas de rhume, toux ou fièvre, et éviter le contact avec des personnes enrhumées ou fébriles ;
  • éviter d’emmener son bébé dans les lieux publics confinés (supermarchés, transports en commun) ;
  • se laver les mains avant et après chaque change, tétée, repas ou câlin ;
  • aérer régulièrement le logement ;
  • ne pas partager les biberons, tétines ou couverts non lavés ;
  • ne pas fumer à côté des bébés et des enfants.

Ces gestes sont détaillés sur la page de prévention de l’Assurance Maladie. L’immunisation vient en complément, elle ne dispense pas de ces précautions.

La décision se prépare pendant la grossesse

Le message des autorités est clair : le choix entre immunisation du nourrisson et vaccination maternelle se présente et s’explique pendant la grossesse, pour permettre une décision éclairée. C’est le bon moment pour en parler : lors de la préparation à la naissance, avec votre sage-femme, ou lors des consultations du huitième mois. Si vous suivez le calendrier des rendez-vous médicaux de grossesse, posez la question à l’une de ces consultations, et consultez notre outil de calendrier des vaccins pour situer la période concernée.

Une fois le bébé né en pleine saison, l’immunisation se décide en maternité. Les conditions exactes (disponibilité du produit, âge du bébé, vaccination maternelle antérieure) dépendent de votre maternité : l’équipe qui vous suit vous proposera la marche à suivre adaptée.

Questions fréquentes

  • Le Beyfortus est-il un vaccin ?

    Non. Le Beyfortus est un anticorps monoclonal : il apporte directement des anticorps au nourrisson, plutôt que de lui apprendre à en fabriquer. Cette immunisation dite « passive » protège pendant la saison concernée. Le vaccin Abrysvo, lui, est bien un vaccin, mais administré à la mère pendant la grossesse pour que les anticorps passent au bébé.

  • Peut-on faire les deux, l'immunisation du bébé et la vaccination maternelle ?

    Non. Les autorités sanitaires présentent la vaccination maternelle et l'immunisation par anticorps monoclonaux comme deux stratégies alternatives, pas cumulatives. L'immunisation du nourrisson est proposée sous réserve que la mère n'ait pas été vaccinée par Abrysvo avec plus de 14 jours entre le vaccin et la naissance. C'est le professionnel qui vous suit qui vous aidera à choisir la stratégie adaptée.

  • Mon bébé est né l'été dernier, est-il éligible au rattrapage ?

    Les nourrissons nés entre le 21 février 2026 et le 13 septembre 2026 peuvent bénéficier d'une immunisation de rattrapage en ville pour la campagne 2026-2027. La prescription se fait par un médecin ou une sage-femme, l'administration par un professionnel habilité ou en PMI. Au-delà, l'éligibilité dépend de l'âge et du profil de l'enfant, notamment pour les enfants vulnérables lors d'une deuxième saison d'exposition.

  • Combien coûte l'immunisation ?

    À l'hôpital, la prise en charge par l'Assurance Maladie est de 100 % pour Beyfortus et Enflonsia. En ville, elle est de 65 % depuis le 31 août 2026, le reste à charge variant selon votre complémentaire santé. Le vaccin maternel Abrysvo est pris en charge à 100 % pendant la campagne. Ces taux sont ceux annoncés par les autorités sanitaires pour la campagne 2026-2027.

  • Où se renseigner sur les modalités de sa région ?

    Chaque agence régionale de santé (ARS) publie des informations localisées sur la campagne. La page de l'ARS de votre région est le bon point de départ, avec le ministère de la Santé et l'Assurance Maladie. Votre sage-femme, votre médecin et la maternité restent les interlocuteurs directs pour connaître les modalités concrètes applicables à votre situation.

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